Les enfants jouaient au boomerang sur la grande pelouse verte du parc central de la ville. L’objet, rouge et jaune, volait de mains en mains, dans une danse rapide et envoûtante, accompagnée des
rires et acclamations des enfants qui ne devaient pas avoir plus de douze ans. Les vacances d’été avaient commencé depuis plus de deux semaines et les enfants venaient régulièrement jouer dans ce
parc, par groupe de cinq, six ou plus, d’âges divers, sous les regards attentifs de parents ou de frères ou sœurs.
Max regardait la scène avec nostalgie, regrettant quelque peu ses années insouciantes où il pouvait aller s’amuser avec ses amis sans penser
au lendemain… ou à ses factures à payer. Max avait pourtant une bonne situation : homme d’affaire d’une trentaine d’années, Il possédait un appartement en plein centre ville, dont la vue
principale donnait sur le parc. Ce qui lui donnait plus envie de s’amuser que de se rendre au travail. Car même si son travail lui permettait de vivre convenablement, Max préférerait cent fois
aller s’amuser avec les enfants que d’aller parler chiffre d’affaire avec des personnes qui ne parlaient même pas sa langue.
Max défit les deux premiers boutons de sa chemise et but une gorgée de son soda pour se rafraîchir sous le soleil écrasant. Il sentit plus
qu’il ne vit une jeune femme s’approcher du banc. Celle-ci blonde aux yeux bleus, portait une robe légère, beige, parfaite pour la saison. Elle fit un sourire timide à Max avant de s’asseoir.
Celui-ci, un peu bête, eu du mal à y répondre. Il s’écarta pour lui laisser plus de place, même si cela n’était pas nécessaire.
Sandra cherchait un banc depuis dix bonnes minutes. Il fallait qu’il soit un peu à l’ombre, car à cause de son teint pâle, elle attrapait
facilement des coups de soleil. Elle avait d’abord aperçu les enfants qui jouaient et avait ensuite remarqué, après quelques minutes, le banc qu’occupait Max. Bien qu’elle aurait préféré trouver
un banc libre, Sandra s’était décidée à aller s’y asseoir, lasse de se remettre à chercher. L’homme la regarda s’asseoir et elle lui sourit, comme pour montrer qu’elle était désolée de venir
déranger ainsi son voisin. Lui, il lui fit une grimace qu’elle prit comme une réponse à son sourire. Elle s’assit, et sortit un carnet à dessins de son sac, qui ne devait pas faire plus de quinze
centimètres, et un crayon fort bien taillé avec une gomme blanche.
Max la regardait faire du coin de l’œil, avec curiosité. La jeune femme devait avoir cinq à dix ans de moins que lui, mais son regard
exprimait une grande maturité. Par des gestes délicats et précis, elle se mit à dessiner sur son carnet.
Un quart d’heure passa, et Max, poussé par la curiosité, se pencha vers la jeune femme pour regarder ce qu’elle était en train de
dessiner.
Sandra, qui avait senti le mouvement de son voisin sourit et lui montra son dessin. Ce n’était qu’une ébauche, mais elle en était assez
contente.
Max fut stupéfait du talent de la jeune dessinatrice qui avait fait une ébauche des enfants jouant avec le boomerang. Les mouvements étaient
bien rendus, et Max pouvait même reconnaître l’une des enfants portant des couettes. Il fit une moue appréciatrice et la jeune femme lui sourit de plus belle.
Sandra retourna à son dessin, pendant que l’homme reportait son regard sur les enfants. Elle lui jeta de fréquents coups d’œil tout en
continuant son dessin, mais il ne sembla pas le remarquer. Il lui plaisait, c’était un fait avéré. Malheureusement, Sandra était trop timide pour engager la conversation.
Le boomerang des enfants atterrit juste devant eux, car une jeune fille l’avait manqué. Max se leva pour aller le prendre, et le renvoya à la
jeune fille qui le remercia avec un grand sourire comme seuls les enfants pouvaient en être capables. Max alla se rasseoir en riant, imité par la jeune femme. Il regarda sa montre et songea à son
départ imminent.
Sandra appuya son dos contre le métal du banc et posa les yeux sur les enfants qui jouaient, non pas pour les dessiner, mais pour les
regarder, tout simplement. Elle avait fini l’esquisse de son dessin, et elle voulait graver en mémoire le plus de détails possibles pour pouvoir le finir plus tard.
Le regard de Max, en revanche, avait du mal à se détourner de sa voisine. Elle était pourtant loin de son idéal féminin : il les
préférait brunes, grandes et très fines. Pourtant la jeune femme était blonde, plus petite que lui, et avait quelques rondeurs non dissimulées. Mais elle paraissait gentille, douce,… tout ce qui
manquait cruellement à la vie de Max.
Sandra regarda soudainement Max qui se détourna avec quelques rougeurs sur les joues. Cela amusa beaucoup Sandra qui retourna à son
dessin.
Pour se calmer, Max porta son regard plus loin, au-delà des enfants. Il vit alors un couple : l’homme, typé asiatique, était assis sur
une couverture, alors qu’une jeune femme dont Max avait du mal à distinguer le visage, était allongée à ses côtés, la tête sur ses cuisses. Max aurait voulu être à leur place dans ce moment de
tranquillité, et surtout, d’amour. Il s’imagina alors à la place de l’homme, caressant les cheveux de la jeune femme blonde à ses côtés. Et cela lui plaisait. Sentir le soleil réchauffer sa peau,
entendre les enfants rire, et avoir la femme qu’il aime et qui l’aimerait à ses côtés… Il aurait donné n’importe quoi pour une seule minute passée ainsi.
Sandra regarda sa montre, et soupira. Elle jeta un regard à l’homme à côté d’elle et qui semblait plongé dans ses pensées, puis elle rangea
ses affaires. Elle se leva.
Max la sentit se lever, et alors il la regarda droit dans ses magnifiques yeux bleus. Elle lui dit :
« Bonne journée. »
Et sa voix respirait le printemps. Il lui sourit :
« Vous aussi. »
Et espéra que sa voix contenait autant de chaleur que la sienne.
Sandra sentit une bouffée de chaleur l’envahir, puis elle se détourna pour sortir du parc, d’un pas qu’elle voulait mesuré : ni trop
pressé, ni trop lent, ni trop sûr, ni trop hésitant.
Max attendit qu’elle ne soit plus dans son champ de vision, puis il regarda lui aussi sa montre. Le temps était passé très vite, et il allait
être en retard. Peu importe.
Il se leva et arrangea sa chemise. Il étouffait par cette chaleur. Il prit sa mallette et la porta par-dessus l’épaule, avant de s’en aller en
sifflant. La jeune fille à qui il avait renvoyé le boomerang lui fit un signe de loin, ce qui l’amusa.
Il reviendrait plus souvent dans ce parc.
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Ce n'est pas du Yaoi, j'en conviens.....
Ce n'est pas non plus la suite de Chez Danny ou de Jeunesse tourmentée, j'en conviens aussi...
il s'agit juste d'un petit texte que j'ai écrit alors que je m'ennuyais (car ça arrive souvent, voyez-vous XD) en rapport avec une histoire commencée mais pas finie (qui n'est pas non plus un
Yaoi.... lol)
Je voulais vous poster ça pour vous faire patienter jusqu'à ce que je me décide à vous poster quelque chose de plus intéressant.... Je sais pas si ça va vraiment marcher XD En fait, je suis sûre
que non :P
Enfin, je vous rassure, j'ai dans l'idée de reprendre les derniers chapitres de Chez Danny et Jeunesse tourmentée afin de vous les poster au plus vite^^ (mais je sais pas dans quel ordre....)
D'ailleurs, vous préféreriez quoi ? Chez Danny ? Ou Jeunesse tourmentée ?
Gros bisous à tous, même à ceux qui sont là, mais ne se manisfestent po^^
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