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Lundi 8 juin 2009




La première partie des examens arrivait à grands pas, juste une semaine avant les fêtes de fin d’année. Jesse n’aurait que deux épreuves à passer, puis quatre en janvier, et même si son niveau lui aurait permis de s’y rendre l’esprit tranquille, il révisait comme si sa vie en dépendait. Du moins quand Andy n’était pas dans le coin pour l’en empêcher en demandant une attention particulière. Excepté, quand ce n’était pas Jesse qui réclamait cette même attention… Voilà deux semaines qu’ils vivaient comme un couple normal, même si cela voulait dire pour Jesse que Lio ne lui adressait plus la parole. Jesse secoua la tête comme s’il pouvait ainsi chasser ses pensées noires. Il ne s’était pas réfugié à la bibliothèque universitaire pour penser à ses problèmes, au contraire, mais pour avoir un endroit tranquille où réviser.

Il regarda sa montre qui indiquait déjà dix-huit heures quarante. Il rangea donc les livres qu’il avait étalés sur la table où il s’était installé, éteignit l’ordinateur sur lequel il avait fait ses recherches, et rangea ses feuilles de cours éparpillées dans un désordre cohérent. Dans un peu moins de vingt minutes, la bibliothèque allait fermer, et Andy serait là, dehors, à l’attendre. Son amant n’avait pas voulu venir avec lui, sachant très bien qu’il était incapable de se concentrer autant que Jesse s’ils restaient ensemble pour travailler. Des révisions séparées étaient donc, dans leur cas, préférables. De plus, les retrouvailles n’en étaient que meilleures. Jesse pensa soudain à la longue séparation qui les attendait après les examens de la rentrée, et rejeta immédiatement cette pensée. Il devait rester concentré sur l’instant présent, et sur ses partiels.

Il poussa les grandes portes vitrées de la bibliothèque et avança lentement dans la cour déserte. Il s’inquiéta au début, car Andy n’était pas encore arrivé, lui qui aimait la ponctualité. Il alla s’asseoir sur un banc, bien en vue, n’osant pas rentrer seul de peur qu’Andy le cherche. Il regarda sa montre. Ils avaient rendez-vous dans un peu moins de dix minutes. Son amant n’allait pas tarder.

ooOOoo

Andy, le baladeur sur les oreilles, révisait assis tranquillement dans le canapé du salon. Il jetait de fréquents coups d’œil à ses colocataires rassemblés pour la même bataille autour de la table du salon et s’amusait de les voir trimer sur certains points chirurgicaux. Il avait essayé de baisser le volume de sa musique pour entendre ce qu’ils disaient, mais rien ne lui parvenait, Sabrina ayant exigé de son petit-ami et d’Erick qu’ils chuchotent en sa présence. Le plus simple aurait été qu’ils aillent réviser ailleurs, mais la table de la cuisine ne pouvait accueillir tous leurs manuels, et ils ne pourraient pas parler comme ils le voudraient à la BU. Elle ne pouvait pas non plus ordonner à Andy d’aller travailler ailleurs. Sabrina savait parfaitement qu’Andy se serait fait un plaisir de lui rappeler que lui aussi vivait ici… La jeune femme reprit sa lecture, essayant de ne plus porter d’attention au jeune homme.

« Mathis, tu pourrais m’expliquer cet exercice ? J’ai vraiment rien compris… »

Erick tendit un cahier à son ami qui secoua la tête après avoir vu de quoi il s’agissait.

« Désolé, mais j’ai rien compris non plus. Monroe a mis la barre très haut cette année… »

Erick présenta ensuite son cahier à Sabrina qui ne put l’aider. Il soupira de lassitude et dit :

« Cette fois, c’est sûr, je n’aurai pas cette fichue bourse. Je vais être éjecté du classement. »

Sabrina posa une main sur son bras qu’elle serra fort, mais elle ne sut pas trouver de paroles réconfortantes.

« Je vais lui demander son aide. »

Mathis fit mine de se lever, mais Sabrina le retint :

« Quoi ? Mais de qui tu parles ? Lui ? fit-elle en désignant Andy. Hors de question !

- Il t’a déjà aidée. Je ne vois pas pourquoi il ne le referait pas.

- Tout simplement parce qu’il est la raison pour laquelle on est tous si inquiets. »

Mathis haussa les épaules mais se leva tout de même pour s’approcher d’Andy. Ce dernier leva les yeux vers lui et retira ses écouteurs, ayant compris qu’il voulait lui parler. Mathis n’y alla pas par quatre chemins :

« Est-ce que tu pourrais nous aider s’il te plaît ? »

Andy jeta un coup d’œil à Sabrina qui le fixa intensément.

« Qu’est-ce que j’aurais en échange ? »

Andy entendit Sabrina jurer, mais il n’y fit pas attention.

« Nos remerciements. Notre reconnaissance.

- Je vois. »

Andy retourna à son livre et fit comme si Mathis n’existait pas. Ce dernier se détourna de lui et alla reprendre sa place. Sabrina se pencha vers son petit-ami pour lui dire :

« Tu vois ? Qu’est-ce que je t’avais dit ! »

Elle secoua la tête, imitée par Erick. Tous deux ne purent s’empêcher de sursauter lorsque la voix d’Andy retentit juste à côté d’eux.

« Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ? »

Alors que Sabrina et Erick le regardait avec de gros yeux, Mathis lui sourit et l’invita à s’asseoir à ses côtés. Il lui présenta le cahier d’Erick et lui montra ce qui posait problème. En quelques minutes et avec patience, Andy leur décortiqua l’exercice et le résolut de telle façon qu’ils étaient capables de le refaire sans souci. Mathis le remercia.

« De rien. »

Andy se tourna vers Sabrina :

« Est-ce que je peux faire autre chose ? »

La jeune femme en resta abasourdie. Elle hésita, bégaya, puis finit par demander :

« Tu veux vraiment nous aider ?

- Pourquoi je ne le voudrais pas ?

- Parce qu’on est un obstacle pour toi. »

Andy se mit à rire, franchement, devant trois colocataires étonnés.

« D’après ce que j’ai pu voir, vous n’êtes vraiment pas une menace pour moi. Même si je vous aide, je n’ai pas d’inquiétude à avoir.

- T’es vraiment prétentieux ! Et après de telles paroles, qui me dit qu’on peut avoir confiance en toi ? Qui me dit que tu ne vas pas nous mentir en nous donnant de fausses explications ? »

Andy la regarda droit dans les yeux. Pour lui la confiance était à la base de tout, et il ne l’accordait pas si facilement. Il comprenait donc ce qu’exigeait Sabrina. Mais elle avait dit vrai : ils n’étaient pas amis, loin de là. Ils suivaient les mêmes études, étaient colocataires… néanmoins, Andy n’était pas là pour se faire des amis.

« Mais je n’étais pas là non plus pour trouver un amant… »

Le jeune homme sourit à cette pensée. Finalement, beaucoup de choses avaient changé. Il allait répondre à Sabrina, lui dire qu’ils pouvaient lui faire confiance, qu’il n’était pas du genre à vouloir gagner de cette façon, mais bien de manière honnête. Il serait le meilleur grâce à ses capacités, pas par ruse. Mais avant qu’un seul son ait pu passer ses lèvres, Mathis dit à Sabrina :

« Jesse a confiance en lui. Alors moi aussi. »

Sabrina n’arrivait pas à croire que son petit-ami venait de dire cela. D’autant plus qu’Erick renchérit :

« Alors moi aussi. »

Elle regarda les deux jeunes hommes avec surprise et incompréhension, puis voyant qu’elle n’était pas dans la meilleure position, elle abdiqua, quoique pas très sûre d’elle :

« Très bien… Révisons alors. »

Certes, elle n’était pas le moins du monde enthousiaste, mais au bout d’une heure elle se surprit à apprécier ces révisions en compagnie d’Andy qui se montra excellent professeur. Elle dut alors convenir que ce n’était pas désagréable, qu’il n’était pas désagréable, au contraire, mais bienveillant. Elle n’aurait jamais dit qu’elle commençait à l’apprécier, mais rire avec lui était déjà un bon point de départ. Après un peu plus d’une heure, l’ambiance autour de la table avait changé : Andy qui semblait avoir déjà été admis depuis longtemps par Mathis le semblait aussi, désormais, par Erick, qui n’avait d’yeux que pour lui, et par Sabrina, qui n’hésitait pas à lui lancer des piques qu’Andy lui renvoyait habilement. C’est cette impression de bonne entente qui accueillit Lio chez elle.

Plantée dans l’encadrement de la porte du salon, son manteau toujours sur le dos et les bras croisés sur sa poitrine, Lio regardait ses amis rire en compagnie de celui qui était la cause de tous leurs problèmes. Ce fut Mathis qui la vit le premier, puis Erick et Sabrina, qui baissèrent les yeux, comme pris en faute. Enfin, elle croisa le regard clair d’Andy, qui la fixa sans sourire, sans rien dire. Lio serra les dents, secoua la tête, et prit la direction de sa chambre. Andy grogna quelque chose d’incompréhensible et la suivit, passablement énervé. Ce n’est que devant la porte de la chambre de Lio qu’il put enfin l’arrêter.

« Qu’est-ce que tu me veux ? fit-elle avec violence.

- Déjà que tu te calmes. Il faut qu’on parle.

- Je n’ai pas le moins du monde envie de parler avec quelqu’un comme toi !

- Et qu’est-ce que c’est « quelqu’un  comme moi » ? dit Andy qui commençait à s’énerver.

- Un menteur égocentrique, arriviste, une sale peste prétentieuse. »

Andy se mit à rire, puis la regarda droit dans les yeux.

« C’est tout ? Parce que ton portrait de moi me fait penser à une autre personne, tu vois… Une personne comme toi.

- On n’est pas du tout pareil.

- N’en sois pas si sûre…Voyons voir… Premièrement, quand je suis arrivé, tu m’as menti et trompé en ce qui concernait tes intentions et Jesse. Deuxièmement, tu n’as pas pensé à ce que pouvait ressentir Jesse en le faisant passer pour une nana, mais juste à ce que ça pouvait t’apporter. Troisièmement, tu es aussi obnubilée que les autres par le classement.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles. Moi je fais tout ça pour eux ! Pas que pour moi.

- C’est ce que tu dis ! Mais qui était en train de les aider à revoir ce qu’ils n’avaient pas compris, là, avant que tu n’arrives ? »

Lio pointa un doigt menaçant sur le torse d’Andy :

« Mais ce n’est pas moi qui ait séduit Jesse pour arriver à mes fins. »

Andy releva la tête, l’air furieux. Il passa une main dans sa nuque, puis finit par dire, avant que la jeune femme n’ait pu ajouter quoique ce soit :

« Quand je suis arrivé ici, je n’ai pas menti. C’est toi la première à l’avoir fait, à avoir attaqué, parce que tu me voyais comme une menace. Moi j’ai été honnête. Mes motivations étaient claires depuis le départ. Je n’y pouvais rien si vous deviez être sur mon chemin. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne joue à aucun jeu avec Jesse. Bien entendu, ce n’est pas quelque chose que tu peux comprendre. Tu es un leader, Lio, je le reconnais. Mais tu es un mauvais leader qui ne peut pas accepter que ses compagnons… ses soldats, soient heureux avec une personne que tu n’as pas choisie. »

Andy tourna le dos à une Lio muette, mais avant de redescendre dans le salon, il dit :

« Une dernière chose : ce n’est pas moi qui fait souffrir Jesse aujourd’hui. C’est toi qui l’as utilisé au départ. Et c’est toi qui ne lui adresse plus la parole dans un moment où il a le plus besoin de parler à quelqu’un d’autre qu’à son petit-ami. »

Il descendit ensuite les marches pour arriver dans le salon où il était clair que tout le monde avait entendu les paroles échangées. Mathis vint à sa rencontre et posa une main sur son épaule alors qu’Erick, après un sourire à son attention, montait à l’étage pour voir Lio. Seule Sabrina resta à l’écart, indécise.

« Je dois y aller. J’ai promis à Jesse de venir le chercher à la BU. »

Mathis acquiesça et le laissa partir, sans rien dire. Sabrina vint se lover dans ses bras, comme à chaque fois qu’elle se sentait perdue. Il la serra fort contre lui.

« On est peut-être des monstres… fit-elle.

- Alors il existe des monstres vraiment très beaux… » répondit-il en lui caressant la joue.

Elle lui sourit, savourant cette étreinte pendant quelques minutes encore. Elle finit par apercevoir le blouson d’Andy qui trainait sur le canapé.

« Il a oublié son blouson… » murmura-t-elle.

ooOOoo

Andy était énervé. Et plutôt content de lui. Depuis le temps qu’il rêvait de remettre Lio à sa place, il était enfin exhaussé. Ça n’allait probablement pas arranger les choses, mais au moins, il se sentait soulagé. Il espérait juste que Jesse n’allait pas lui en vouloir quand il lui dirait pourquoi il avait failli être en retard. Il traversa la rue et sentit une bourrasque de vent froid passer à travers ses vêtements. Il jura, puis accéléra le pas. Les rues n’étaient pas complètement désertes, certains étudiants étaient encore à la terrasse du seul café du campus, ou rentraient de cours après une journée bien chargée. Andy ne faisait pas attention à eux, trop pressé de se rendre à la bibliothèque. Il mit les mains dans ses poches et avança, certaines mèches blondes venant parfois lui brouiller la vue. Il croisa deux hommes qui sortaient du café, dont l’un, légèrement plus grand que lui, lui demanda s’il avait une cigarette.

« Je ne fume pas.

- Quelle excuse de merde ! »

Andy voulut l’ignorer et continuer son chemin, mais l’autre homme en avait décidé autrement. Ce n’était décidemment pas sa journée. Le fumeur lui tenait fermement le bras.

« Allez, donne-en une, merde !

- Qu’est-ce que tu comprends pas dans « je ne fume pas », hein ? J’ai pas de clope. Maintenant tu me lâches.

- Sinon quoi ? Hein ? Tu crois que j’ai peur de toi ? »

Andy soupira intérieurement. Il y avait vraiment des cons de partout, désormais, c’était une certitude. Mais quelle folie tout de même, de voir qu’un homme qu’il ne connaissait pas, qu’il avait juste croisé comme ça dans la rue, pouvait l’agresser sans raison, et qu’en plus, il semblait s’agir d’une personne tout à fait sobre ! Andy serra les poings et essaya de l’ignorer, mais l’autre homme ne l’entendait pas de cette oreille :

« Oh ! T’écoute quand je te parle gros con ! »

Andy était quelqu’un de patient, comme l’exigeait le métier de chirurgien. Mais comme tout le monde, sa patience avait des limites, surtout quand quelque chose ne lui plaisait pas ou qu’il avait un imbécile face à lui. Alors, il réagit en poussant l’homme qui répondit par un direct du droit qu’Andy ne put éviter. Le deuxième homme, qui n’avait pas bougé jusque là, entra dans le jeu en donnant un coup de pied dans le dos d’Andy qui se trouvait désormais dans une mauvaise posture. Autour d’eux, personne. La rue était déserte, le café, trop loin. Aucune aide ne serait apportée à Andy.

C’est alors que retentit une voix féminine, que le jeune homme commençait à connaître. Le souffle coupé, il releva néanmoins la tête pour voir arriver Sabrina, furieuse. Elle pointa un doigt vers l’un des agresseurs d’Andy :

« Toi là ! Laisse-le tranquille !

- Ohhh sa copine vient à son secours ! »

L’homme éclata de rire, imité par son acolyte. Ils s’approchèrent de Sabrina, ne s’occupant plus d’Andy :

« Allez viens ma belle… On va s’amuser un peu… »

Sabrina lui fit un doigt d’honneur, puis le laissa s’approcher alors qu’il la traitait de tous les noms d’oiseaux possibles et inimaginables. Andy ne fit aucun geste, sachant très bien que la jeune femme pouvait s’en sortir seule, et sûrement bien mieux que lui… En effet, après deux directs, la boxeuse qu’était Sabrina avait donné une raclée bien méritée aux agresseurs d’Andy. Elle passa à côtés des deux hommes avachis sur le trottoir et s’approcha d’Andy à qui elle tendit son blouson :

« Tu l’avais oublié sur le canapé. Je me suis dit que tu pourrais en avoir besoin. »

Andy, qui vérifiait que sa mâchoire était toujours en place, attrapa son blouson.

« C’est… gentil.

- Ce que tu as fait pour nous… et pour Jesse, l’était aussi. »

Ils ne dirent rien de plus. Sabrina lui sourit, puis elle se détourna pour rentrer. Andy l’arrêta :

« Attends ! Je… Tout ça… fit-il en désignant les deux hommes. Ça reste entre nous ?

- Ne t’inquiète pas, Jesse ne saura pas que son petit-ami a été sauvé par une fille. »

Elle lui fit un clin d’œil et partit de son côté, après un regard dédaigneux envers les deux hommes qui reprenaient difficilement conscience. Andy haussa les épaules, puis respira un bon coup. Il se regarda dans le rétroviseur d’une voiture garée non loin, puis soupira. Il allait devoir expliquer à Jesse l’hématome qui ferait son apparition sur sa joue. Voyant qu’il n’était pas en avance, il se mit à courir jusqu’à la bibliothèque. Dès que Jesse le vit, il vint à sa rencontre sans cacher son inquiétude :

« Bon sang, mais où t’étais ? Je t’attends depuis vingt minutes ! Et… C’est quoi ça ?! »

Il pointa un doigt sur la joue d’Andy qui fit une grimace.

« J’ai pas le droit à un baiser de bienvenue ?

- Dis-moi d’abord ce qu’il s’est passé. Tu t’es battu ? Avec qui ? Me dit pas que c’est Sabrina ? Non… Si ça avait été elle, tu ne serais plus debout… Qui alors ? Erick ? Non, lui il ne se bat pas… Lio ? Oh non me dit pas que…

- Arrête ! Calme-toi ! Je me suis battu avec un type qui me cherchait des noises, là, un peu plus loin. Tes amis vont très bien. Et moi aussi au passage. Merci de demander.

- Désolé.

- Un baiser et c’est oublié ! »

Jesse ne se fit pas prier et passa ses bras autour de la nuque d’Andy. Après un long baiser, Jesse lui dit :

« On rentre ?

- Pressé ?

- J’ai beaucoup travaillé aujourd’hui, et j’ai besoin de réconfort.

- Tu en as beaucoup besoin en ce moment…

- Je pensais que c’était plutôt à ton goût.

- Je n’ai jamais dit le contraire. Je faisais une constatation, c’est tout. »

Andy déposa un baiser sur les lèvres de Jesse. Il le regarda un instant, ressassant la conversation qu’il avait eu à son sujet avec Lio. Le retour chez eux aurait dû être plein de délicieuses promesses, mais Andy savait qu’il n’en serait rien. C’était le moment de raconter à Jesse ce qu’il s’était passé avant qu’il ne parte le rejoindre. Bien que cette tête de mule qu’était Andy ne regrettât en rien ce qu’il avait dit à Lio, il devait en parler à Jesse. Il avait fait une promesse au jeune homme, et comptait bien la tenir : plus de secrets. Alors, il lui dit tout. Il dut tout de même faire un effort pour ne pas se montrer trop fier de lui, après tout, Lio était toujours une amie importante pour Jesse. Essayant de garder un ton neutre, il rapporta du mieux qu’il put l’altercation avec la jeune femme. Lorsqu’il eut fini, Jesse lui tenait toujours la main, mais son regard démontrait une certaine surprise.

« Tu lui as vraiment dit… tout ça ?

- Oui. Et j’espère que tu ne m’en veux pas, parce que moi… Je ne pense pas avoir eu tort. »

Jesse regarda Andy et lui sourit. Il se trouvait plutôt bien logé, avec toutes ces fortes têtes autour de lui… Une bourrasque vint ébouriffer les cheveux blonds d’Andy dans lesquels il passa ses doigts fins. Il se serra contre son amant, profitant un peu de sa chaleur, puis leva les yeux vers lui.

« On rentre. »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Je m'excuse pour le retard, mais je n'ai rien pu poster hier à cause d'un épuisant déménagement (Cannibale, on a enfin un appartement qui ressemble à quelque chose :D), j'espère néanmoins que vous ne m'en voulez pas et que vous aurez apprécié ce chapitre.
On approche doucement de la fin...
Je vous dis à dans deux semaines si tout va bien, et si j'ai réussi à survivre au critérium...
Merci à tous.

Par Naishou - Publié dans : Tel est pris qui croyait prendre
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Commentaires

je trouve cette bagarre pour le moins bizarre .. Un coup de Lio ou pure coincidence ??? En tout cas leurs rapports ont l'air de s'améliorer pourvu que ça dure
Commentaire n°1 posté par Cindy le 10/06/2009 à 07h56
Au départ, je voulais que Lio soit responsable, mais finalement, je me dis que ça aurait été trop gros... Mais ce n'est que mon avis.
Les rapports s'améliorent, mais il reste encore une personne à convaincre.
Merci
Réponse de Naishou le 14/06/2009 à 11h35
Salut...

encore un superbe chapitre que tu as fais. je suis sceptique, elle est bizarre cette agression, je sens que ca fais partie du plan que les autres avait mis en place, j'aime beaucoup la réaction de Sabrina... j'ai bien aimé aimé la façon dont Andy a voulu s'expliquer avec Lio,
j'ai hate de lire la suite, je te souhaite bon courage pour les exams si tu en as...
Commentaire n°2 posté par sakura le 23/06/2009 à 14h50
Merci beaucoup !
Je pense que tu auras la réponse quant à l'agression d'ici la semaine prochaine, je ne peux hélas pas faire mieux...
Les examens sont depuis longtemps finis pour moi héhé
Mais si tu en as encore à passer, je te souhaite à mon tour bon courage, car ce n'est vraiment pas une partie de plaisir...
Encore merci^^
Réponse de Naishou le 24/06/2009 à 08h28

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