Andy n’arrivait pas encore à se rendre compte de tout ce qu’il lui arrivait. Il n’était pas question du changement de comportement chez Jesse, non, il avait désormais l’habitude de voir son amant
changer du tout au tout… Non, il était plutôt question de lui. De son rapport avec autrui. Jamais il n’aurait cru pouvoir parler de son père avec quelqu’un. Il avait déjà du mal à aborder le
sujet avec des personnes comme Jérémy, qu’il connaissait depuis des années, ou encore avec sa mère, alors de là à en parler avec Jesse… Néanmoins, il avait l’impression qu’on lui avait enlevé un
poids. Il se sentait plus léger, plus libre. Heureusement qu’il tenait la main de Jesse dans la sienne pour garder les pieds sur terre… Si c’était cela, parler avec quelqu’un, peut-être
réessaierait-il…
Le soleil brillait, les oiseaux chantaient presque, il était bien, et pensait qu’à coup sûr, si Jérémy le voyait ainsi à gambader main dans la main avec Jesse, il se foutrait royalement de lui. Mais ce petit paradis n’était pas fait pour durer, et même le Diable pouvait apparaître n’importe quand : Andy força Jesse à s’arrêter à quelques mètres du taxi, ce que ne comprit pas le jeune homme. Pourquoi Andy ne s’approchait pas de sa mère ? Parce que la voir ici relevait vraiment du miracle.
La mère d’Andy adressa quelques mots au chauffeur qui laissa tourner son moteur, puis elle s’approcha du couple, la démarche assurée, jetant des coups d’œil fréquents à Jesse qui se sentit brusquement moins à l’aise. Sans s’en rendre compte, sa main lâcha celle d’Andy.
« Maman… Qu’est-ce que tu fais là ?
- Bonjour, Andy. Comment vas-tu ? Moi je vais très bien. »
Le ton était assez dur devant le manque d’éducation dont faisait preuve Andy, mais les yeux d’Hélène étaient rieurs, toujours tendres.
« Désolé, dit Andy. Mais j’avoue que te voir ici…
- Oui, oui, je sais. J’ai enfin réussi à quitter le bloc pour voir mon mal élevé de fils ! Tu ne me présentes donc pas ? » demanda-t-elle en désignant Jesse.
Ce dernier tendit une main vers elle et prit les devants en faisant de vagues présentations :
« Jesse, Madame. Je… euh… Je suis l’un des colocataires de votre fils…
- Colocataire ? C’est comme ça qu’on désigne son petit-ami de nos jours ? »
Voyant Jesse devenir écarlate, Andy réprimanda gentiment sa mère et lui proposa d’entrer à l’intérieur pour pouvoir en parler. Il la savait au courant de son homosexualité depuis qu’il était sorti avec Jérémy, et même si lui ne lui en avait jamais parlé, la douce Cathy l’avait fait pour lui. La pauvre avait dû affronter les foudres de sa meilleure amie, ainsi que ses larmes, mais grâce à elle, Hélène avait décidé de laisser son fils diriger lui-même sa vie privée, à défaut de lui laisser une entière liberté en ce qui concernait sa vie estudiantine. Et à l’avenir, probablement garderait-elle toujours un œil sur sa vie professionnelle…
« Je n’ai pas besoin d’en parler. Tout cela me semble assez clair. Et de toute façon, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi.
- J’en étais sûr ! dit Andy, las. Tu n’es pas venue pour me voir.
- Je suis venue pour assurer tes arrières. »
La mère d’Andy croisa les bras et prit un air fier, presque conquérant. Andy, lui, fronça les sourcils en se demandant ce que sa mère avait bien pu faire.
« C’est-à-dire ? demanda-t-il, inquiet.
- Juste quelques petits arrangements avec ton directeur. Pour m’assurer que tu viendras bien faire ton stage dans mon hôpital. »
Il y eut comme un froid entre eux, peut-être perçu uniquement par Jesse qui n’osait pas intervenir. Le jeune homme regardait le fils et la mère tour à tour, comme s’ils ne faisaient pas partie du même univers que lui. Pourtant, ils parlaient d’une chose qui le regardait lui aussi, du moins était-ce ce qu’il pensait.
« Je t’avais dit que je ferai ce que je peux, non ? reprit Andy.
- Là, au moins, je suis sûre qu’il n’y aura aucun problème. J’ai su trouver des arguments… très convaincants. D’ailleurs, si un jour tu as besoin de faire pression sur lui, n’hésite pas à m’appeler ! »
Andy aurait voulu dire à sa mère qu’elle n’avait pas à régir sa vie, qu’il pouvait se débrouiller seul… Mais il savait aussi qu’elle agissait ainsi pour son bien, et qu’il serait inconvenant de la blesser en rejetant son aide. Or, sa mère avait été assez blessée par le passé…
« Je le ferai, » conclut Andy sous le regard étonné de Jesse qui n’avait pas l’habitude de le voir si docile. Hélène regarda sa montre, et voyant qu’elle avait pris un peu de retard, elle salua Jesse une dernière fois, puis prit le bras de son fils pour aller jusqu’au taxi. Cela lui permit de lui chuchoter :
« Je veux bien accepter ça… dit-elle en parlant de Jesse. Mais je ne veux pas que ça perturbe ton travail.
- Bien sûr que non…
- Et ce n’est pas parce que tu sors avec lui que tu dois lui céder la première place, c’est clair ?
- Alors tu en as entendu parler…
- Bien sûr, je suis au courant de tout. Je te rappelle que je suis ta mère !
- Comme si je pouvais l’oublier ! »
Ils se sourirent, puis sa mère l’embrassa sur la joue, chose si rare ! Mais quelque chose chagrinait encore Andy :
« Tu n’as quand même pas fait pression pour que je sois premier ?
- Pour qui est-ce que tu me prends ? J’ai confiance en tes capacités ! Tu es comme ton père : le meilleur ! »
Andy se força à sourire, mais sa mère ne le remarqua pas. Elle l’embrassa une dernière fois et monta dans le taxi après un dernier signe de la main à l’intention de Jesse. Andy claqua la porte du véhicule, puis il rejoint Jesse. Il avait l’habitude de voir sa mère en coup de vent, c’est pourquoi il ne se retourna pas pour la voir partir. Il reprit plutôt la main de Jesse et l’entraîna en direction de l’université et de leurs cours auxquels ils ne seraient pas en avance.
Hélène les regarda partir, grimaçant en apercevant leurs doigts entremêlés, puis, lorsque le chauffeur démarra, elle regarda droit devant elle, les lèvres pincées. Et éclata de rire. Monroe ne s’attendait probablement pas à ce que ses deux meilleurs élèves soient ensemble ! Mais de son propre point de vue, Hélène pensait que cela ne venait que pimenter l’histoire. Or, elle adorait tout ce qui était pimenté… Mais que n’aurait-elle pas donné pour voir la tête que Monroe ferait lorsqu’il l’apprendrait ! Certes, l’histoire se répétait, mais sans pour autant être tout à fait pareille…
De plus, même si elle avait encore du mal avec la sexualité de son fils, elle devait avouer qu’il avait bien choisi son compagnon. Il avait l’air sérieux, pas comme ce Jérémy qui, bien que très doué, ne lui inspirait pas le moins du monde confiance. Mais elle connaissait le système universitaire, et elle connaissait le monde hospitalier, et elle savait que cette relation ne serait peut-être pas faite pour durer dans un environnement aussi hostile. Après mûre réflexion, Hélène décida qu’après tout, elle pouvait bien passer un autre coup de fil. Le directeur ne l’avait sûrement pas encore oubliée…
ooOOoo
Midi douze. Elle était en retard.
Antoine soupira. Il avait passé une mauvaise matinée, à courir d’un endroit à l’autre pour rencontrer toutes les personnes sur sa liste, et il n’était pas déçu de s’être enfin arrêté pour manger un peu. Il avait rendez-vous avec Lio à midi, et étrangement, celle qui vénérait la ponctualité par-dessus tout était en retard. Alors bien sûr, il s’inquiétait. Il avait essayé de la joindre sur son portable, mais il finissait toujours par tomber sur son répondeur, chose rare chez la jeune femme qui l’avait habituellement à portée de main. Du bout des doigts, il tapotait la table en marbre, alors que ses yeux balayaient la rue à travers la baie vitrée du bistrot. N’y tenant plus, il tira sur le nœud de sa cravate grise pour la défaire légèrement, puis fit signe à la serveuse pour qu’elle lui apporte à boire. Alors que celle-ci lui apportait sa bière avec un grand sourire, il vit Lio traverser la rue. Il soupira de soulagement, et se leva pour l’accueillir, un peu gauche. Ils se firent la bise, puis Lio s’assit en face de lui en soupirant. Il n’en fallut pas plus à Antoine pour comprendre que son amie d’enfance n’allait pas bien.
« Qu’est-ce qui t’arrive ? »
Lio haussa les épaules :
« J’ai passé une mauvaise nuit. Je suis un peu fatiguée. »
Elle sourit, mais cela ne rassura pas Antoine. Lio avait de belles cernes sous les yeux qu’elle avait eu du mal à cacher, et bien qu’elle ait soigné sa toilette, ses gestes et sa voix reflétaient sa fatigue.
« Pourquoi ? »
Lio parut surprise par cette question, et sembla chercher ses mots avant de répondre :
« Un très bon ami à moi a ramené chez nous la personne qu’il fréquente en ce moment… Et je ne trouve pas que ce soit une bonne idée.
- Tu n’aimes pas cette personne ?
- Je la déteste. C’est quelqu’un de… prétentieux, d’égoïste, d’arriviste… Comment peut-on fonder une relation avec quelqu’un comme ça ?
- Tu as peur pour ton ami ?
- Oui. Cette relation ne peut que le faire souffrir. »
Antoine se mit à rire, ce qui vexa Lio qui le lui fit comprendre sèchement.
« Je suis désolé, mais on dirait vraiment une mère poule… se justifia Antoine. À moins qu’il ne s’agisse d’autre chose…
- C’est-à-dire ?
- De la jalousie, peut-être ?
- Je ne vois pas comment je pourrais être jalouse d’une telle personne !
- Parce qu’elle est avec ton ami, tout simplement. »
Avant même que Lio puisse répondre, Antoine poursuivit :
« Ton ami n’est sûrement plus un gamin, Lio. Il a le droit de choisir avec qui il veut être, et il est en âge de faire des erreurs. Et tu n’as pas vraiment le droit de t’opposer à ses décisions. Tu peux lui donner ton avis, certes, mais tu ne peux pas t’ériger en juge. »
Lio allait répondre lorsque la serveuse se présenta pour leur apporter les menus. Lio la foudroya du regard, mais la jeune femme n’avait d’yeux que pour Antoine qui la remercia avec un sourire en coin. L’étudiante en médecine serra les dents, et, n’ayant pas vraiment faim, elle ne commanda qu’une salade. Lorsque la serveuse repartit avec leurs commandes, Antoine la surprit en lui prenant la main et en se penchant vers elle :
« Je ne veux pas me disputer avec toi… alors disons que cette discussion est close. »
Ce n’était une proposition, mais un ordre véritable. La conversation était finie. Lio en resta abasourdie, elle qui n’avait pas l’habitude qu’on lui donne des ordres. Encore moins lorsqu’il s’agissait de son ami d’enfance qu’elle n’avait jamais connu ainsi. Son regard habituellement doux était dur, sa voix ferme. Lio découvrait un autre aspect de la personnalité d’Antoine.
« Parlons plutôt de choses importantes. »
Il lui tendit une liste de noms et prénoms rédigée à la main, et dit :
« Comme convenu, j’ai commencé les visites. Sur les trois personnes que j’ai vues ce matin, deux sont partantes pour notre projet. J’ai de la chance, j’ai pu les voir à leur bureau. Mais l’une des personnes que nous devons aller voir tout à l’heure habite à plus d’une heure en voiture d’ici. Tu te sens prête à me supporter pendant tout ce temps ? »
Lio retira sa main de celle d’Antoine et s’enfonça dans son fauteuil :
« Oui, si tu me laisses conduire ta voiture… dit-elle avec un sourire.
- Ma Golf ? Hors de question ! »
S’il ne devait y avoir qu’un seul amour dans la vie d’Antoine, c’était sa voiture. Il ne s’agissait pas du dernier modèle, et pour ce qui était du moteur, tout était « fait maison », le jeune homme aimant jouer au mécanicien à ses heures perdues. Il avait passé des semaines sur son petit bolide, et avait soigné l’extérieur comme l’intérieur. Un véritable petit bijou qu’il n’avait jamais prêté à personne, ce que savait bien Lio. Elle se mit donc à rire, détendant ainsi l’atmosphère autour de la table.
« C’est bien qu’on passe l’après-midi ensemble, dit Antoine. On pourra rattraper le temps perdu.
- Oui, mais on est quand même là pour le travail.
- Mais on peut travailler et discuter. »
La serveuse leur apporta leurs assiettes à ce moment précis, alors que les deux jeunes gens se regardaient en souriant. Antoine s’empara de sa fourchette et désigna l’assiette de son amie avant de dire, autoritaire :
« Mange, tu vas avoir besoin de force pour ce qui nous attend. »
ooOOoo
Andy montait quatre à quatre les escaliers qui le séparaient du toit de l’établissement et où l’attendait Jesse. Ils voulaient profiter des derniers jours avant le grand froid pour y manger ensemble, au calme. Deux cannettes dans les mains, Andy poussa la lourde porte blindée et inspira une grande bouffée d’air frais. Reprenant son souffle petit à petit, il s’approcha du mur contre lequel s’était adossé son amant, assis au sol, pensif. Il le sortit de sa torpeur en lui présentant sa boisson, puis s’assit à ses côtés. Ils se rassasièrent en silence, chacun plongé dans ses propres pensées. Mais lorsqu’ils eurent fini de manger, ils étaient toujours muets. Andy comprit alors que quelque chose n’allait pas, et regarda Jesse qui faisait tourner sa cannette dans ses mains.
« Tu veux autre chose ? lui proposa-t-il.
- Non.
- Tu veux redescendre ?
- Pas spécialement.
- Qu’est-ce qui t’arrive ?
- Rien. »
Pus qu’agacé devant une telle attitude désinvolte, Andy s’empara de l’une des mains de son compagnon et l’obligea à se tourner vers lui. Il détestait que les gens se dérobent ainsi face à lui, il en avait eu une trop grande expérience avec sa mère depuis la mort de Laurent.
« Maintenant, je veux que tu me dises ce que tu as. On était bien d’accord pour être honnête l’un envers l’autre, non ? On doit tout se dire, Jesse. »
Le jeune homme regardait Andy, triste. Il soupira mais ne prononça pas un mot et détourna le regard. Andy lui empoigna le menton et lui dit :
« D’une façon ou d’une autre, je te ferai parler, et tu sais que je peux me montrer très persuasif. »
Il approcha ses lèvres de celles de Jesse et l’embrassa avec tendresse. Il sentit alors deux mains passer dans sa nuque et Jesse se redressa pour s’asseoir sur les cuisses d’Andy qui eut bien du mal à mettre fin à leur étreinte. Mais le jeune homme s’agrippa violemment à son pull et lui dit, dur :
« Je ne veux pas que tu partes. »
Andy le regarda sans comprendre, les sourcils froncés. Il enserra la taille de Jesse et dit, avec conviction :
« Je te l’ai dit. Je reste avec toi. On est ensemble maintenant. »
Andy vit bien que cela ne semblait pas contenter Jesse, mais avant qu’il n’ait pu poser de question, Jesse fit glisser ses mains pour s’attaquer à la ceinture de son pantalon.
« Je veux le faire, Andy. »
Ils se fixèrent un instant, puis, Jesse ayant complètement défait le pantalon d’Andy, celui-ci lui agrippa fermement les poignets, peut-être en les serrant trop fort.
« Tu sais ce que je t’ai dit tout à l’heure… Quand tu réclames, ça m’excite… Alors, tu es sûr que tu veux le faire ? Ici ? »
Jesse n’hésita pas une seconde, et ne regarda même pas autour de lui, comme Andy s’y serait attendu. Ce dernier ne dit rien lorsque Jesse défit son pantalon, il le laissa l’embrasser, et y répondit avec tendresse. Mais Jesse ne semblait pas en vouloir. Tel un affamé, il embrassait avec ardeur son amant, comme jamais, et ses mains, accrochées à son pull, le collaient à lui avec une force dont Andy ne l’aurait pas cru capable. Lorsqu’il essaya de rompre leur baiser, Jesse enfonça ses doigts dans le tissu, alors Andy fut obligé de se montrer brutal. Quelque chose n’allait vraiment pas. Il le maintint à une distance raisonnable de ses lèvres, et bien que très tenté de continuer comme son corps le lui réclamait, il reprit son souffle et dit, désormais en colère :
« Écoute, je suis le plus obsédé de tous les obsédés, et je ne peux pas dire que je n’en ai pas envie maintenant. Mais, si tu ne me dis pas ce qu’il y a vraiment, on n’ira pas plus loin. »
Il serrait les dents pour ne pas se jeter littéralement sur les lèvres si douces de Jesse, pour ne pas céder à son envie de sentir sa peau contre la sienne, pour rester maître de lui. Il sentit les mains de Jesse relâcher leur prise, son amant baissa la tête, et Andy aurait juré qu’il était prêt à pleurer. Il posa une main sur sa joue, ce qui donna le courage à Jesse de dire, d’une voix cassée :
« Je pensais que… c’était bon. Qu’on était enfin ensemble, qu’on allait arrêter… de se courir après. Mais c’est pas le cas.
- Pourquoi tu dis ça ? demanda Andy qui ne comprenait pas de quoi parlait son compagnon.
- Ce que ta mère a dit ce matin… C’est vrai ? Tu vas aller dans l’hôpital où elle travaille ?
- Eh bien… Oui, je pense. Elle y tient vraiment. Mais je ne vois pas… »
Andy finit par comprendre. Le sourire triste qu’affichait Jesse était très significatif. Lui, n’avait pas le choix en ce qui concernait l’hôpital dans lequel il devrait effectuer son stage de second semestre. Celui-ci s’effectuait dans des établissements choisis par l’université, qui se chargeait elle-même de faire des groupes d’environ dix étudiants par hôpital. Il était donc impossible au vu du traitement de faveur dont Andy avait fait l’objet, que lui et Jesse se retrouvent ensemble pour leur stage. Presque six mois à passer loin l’un de l’autre, alors qu’ils venaient à peine de décider de passer à la phase couple officiel. Andy comprenait enfin ce que devait ressentir Jesse en cet instant… Mais il ne pouvait revenir en arrière, sa décision était prise, sa mère avait tout arrangé.
« Peut-être qu’on n’est pas fait pour être ensemble… » murmura Jesse.
Andy s’empara brutalement du visage de Jesse, et le força à le regarder.
« J’ai fait de gros efforts depuis que je suis arrivé ici, j’ai beaucoup changé. J’ai réussi à m’investir dans une relation, et ça, c’est pas rien. Alors tu vas m’écouter attentivement maintenant : je n’ai pas fait tout ça pour rien. Je l’ai fait parce que c’était toi, parce que j’en avais envie, et parce que j’y crois. Et toi, tu dois y croire aussi. Ce n’est pas la distance qui va avoir raison de nous. On a la voiture, le train, l’avion… On peut se téléphoner quand on le veut. On se verra dès qu’on aura un jour de libre. Alors ne dis pas qu’on n’est pas fait pour être ensemble, car tu risques de vraiment me mettre en colère. Compris ?
- Mais…
- Ne continue pas, sinon ça va mal aller. Déjà que tu m’as excité pour des prunes et que je t’en veux énormément pour ça… »
Jesse baissa de nouveau les yeux, ses pensées se bousculant dans sa tête. Andy lui caressa la joue et dit, de sa voix la plus sensuelle :
« Et pense à nos retrouvailles… Je serai tellement en manque que je ne te laisserai pas dormir de la nuit… »
Jesse sourit enfin, bien que timidement, puis accueillit avec plaisir les lèvres de son amant. Il passa ses bras autour de son cou, et lui dit, tout bas :
« Et si tu me donnais un aperçu de ces retrouvailles ? »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Vous avez aimé ?
Le prochain chapitre n'arrivera pas avant deux semaines, j'ai malheureusement pas mal de choses à faire d'ici là...
Merci Hiro pour ton avis (la facture de téléphone risque d'être salée...), je n'oublie pas ce que tu m'as dit, et vivement fin juin !
Merci à ceux qui passent par ici.
Bisous
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Ce chapitre me semble peut-être un peu plus long que les autres non (ou c'est moi?), en tout cas, c'est très agréable.
Je suis impatiente de voir la réaction de Monroe lorsqu'il comprendre/saura pour Jesse et Andy. J'ai le sentiment que c'est ça le fameux coup de fil de la mère au directeur, pour que Jesse soit aussi en stage dans le même hôpital non ? Je le sens totalement sur ce coup là xD !
Je me demande ce que Lio et Antoine nous réservent. Mais ça promet d'être très intéressant ^^
Vivement la suite en tout cas (je devrais bien trouver un peu de temps pour lire quand même ^^).
Je ne sais pas s'il est vraiment plus long que les autres (je n'y ai pas vraiment fait attention...) mais tant mieux s'il t'a plu^^
Aaaaah la réaction de Monroe :D On la verra, ne te fais aucun souci lol. Je ne dirai rien en ce qui concerne le coup de téléphone de la mère d'Andy :P Tu verras bientôt ce que va donner l'alliance Lio - Antoine - Mathis :D
Bon courage à toi et à très bientôt !
Bisous !
J'ai hâte de connaître la suite.
bon courage !!!
A très bientôt j'espère^^
Je viens enfin mettre un petit com après que la fenêtre soit ouverte depuis quatre heures. Pas que je veuilles pas le faire mais la faute est entièrement à mettre sur le compte du Latin qui ne veut pas passer. C'est tout le contraire de ton chapitre qui était succulent à lire malgré tout ce que tu peux dire de méchant dessus. Je sais pas pourtant mais il y a certains personnages qui ne vont pas ressortir indèmme dans la suite. Ca sent les plans foireux.
Vive la semaine prochaine mon mouton.
Vive la liberté, surtout de la décoration...
Gros bisous de ta cannibale latine pour deux sous
Vivement la semaine prochaine comme tu dis : on pourra respirer, ne plus avoir mal aux yeux, aux oreilles (la trompette), on ne sera plus réveillé par la cascade le matin... Que du bonheur !
Gros bisous et à ce soir ma Cannibale^^
A très bientôt^^
Je voudrais dire que c'est un très bon chapitre .. Mais j'ai peur de savoir ce que Lio se prépare à faire à Andy j'espère juste que son plan tombera à l'eau et qu'elle s'en mordra les doigts .. Je peux pas la saquer cette fille ..
Bref ... Chu~~~
Ahlalala le plan de Lio... En réalité, il ne vise pas vraiment Andy, mais tu verras ça très bientôt :) Lio a beau être méchante, comme ça, mais elle agit pour le bien de sa "petite famille". C'est une garce, mais une belle garce^^
A bientôt
Je dois avouer que tu es l'une des rares auteurs du net qui arrivent à nous créer à chaque fois une vraie histoire avec une vraie trame qui tien en haleine. Vraiment. Je prends toujours autant de plaisir à te lire, mon seul souci, c'est la fin brutale que tu nous offres à chaque fois. Serais-tu une vraie sadique en réalité ? Car je remarque à chaque fois que tu prends un réel plaisir à nous laisser mariner...
Bon baiser d'Ambroisie
Ce que tu me dis (m'écris serait plus juste) me touche vraiment, surtout lorsque tu me considères comme une sadique XD. Je suis vraiment contente que tu me lises, y prennes du plaisir, et que tu me laisses ton avis^^
Alors : merci merci merci merci merci !
Bisous !