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Dimanche 10 mai 2009



Exténué, Jesse allongé à ses côtés avec un bras possessif sur son ventre, Andy réfléchissait. Il était un peu perdu, certes, mais… satisfait. Peut-être même…heureux ? Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était bien, là, et qu’il n’avait aucune envie de se lever. Et à voir le regard que Jesse posait sur lui, il en était de même pour son compagnon. Pourtant, ils n’avaient pas le choix. Ils allaient devoir affronter cette journée. Ensemble. Et bien plus tôt que ce qu’ils pensaient.

Jérémy entra soudain dans la chambre, sans frapper. Il les salua rapidement, mais les deux amants étaient tellement pris l’un par l’autre qu’ils ne dirent rien et le regardèrent prendre son sac :

« Vous avez enfin fini ? Non parce que ça fait une heure que j’attends pour récupérer mes affaires ! Ah, et je vous signale qu’avec le boucan que vous avez fait, vous avez réveillé tout le monde ! Vive la discrétion ! »

Andy, tout en repoussant le bras de Jesse qui s’était crispé à cette nouvelle, se redressa sur ses coudes et demanda, comme si il n’avait pas écouté ce que son ami venait de lui dire :

« Tu pars déjà ? »

Jérémy le regarda, les joues rouges et l’air un peu paniqué :

« Oui… Oui ! Je quitte cette maison de fous ! Il y a beaucoup trop de tentations ici !

- De quoi tu par…

- Je t’en supplie, le coupa Jérémy. Ne pose pas cette question ! »

Il enfila un pull et sa veste, puis mit son linge sale dans son sac. Il le passa ensuite par-dessus son épaule et s’approcha du lit. Tout en se penchant vers Andy, il fit un clin d’œil à Jesse, juste avant de prendre le visage de son ami dans sa main pour l’embrasser tendrement. Il se recula pour ne laisser qu’une vingtaine de centimètres entre leurs visages, assez pour remarquer l’air furibond de Jesse, et dit à Andy d’une voix pleine de tristesse :

« Nos parties de jambes en l’air vont vraiment me manquer, chéri. »

Andy ne fit pas attention à ce que disait son ami, et fronça les sourcils, remarquant enfin la fine coupure sur les lèvres de Jérémy :

« Qu’est-ce que tu t’es fait à la lèvre ? »

Ce fut Jesse qui répondit à la place de Jérémy, très fier de lui :

« Un petit souvenir de ma part… »

Andy le regarda, amusé, et se retourna vers son ami avec une mine désolée. Jérémy haussa les épaules et commença à sortir de la pièce. Il s’arrêta néanmoins sur le pas de la porte et dit à Jesse :

« Tu te rappelles sûrement de ce que je t’ai dit la première fois qu’on s’est parlé, non ? J’espère qu’un de ces jours, tu suivras mon conseil… »

Après un denier clin d’œil destiné à un Jesse rouge écarlate, Jérémy sortit de la chambre en prenant soin de fermer la porte derrière lui. Jesse se tourna alors vers Andy qui le regardait avec un grand sourire. Son amant se mit à lui caresser le ventre, et lui dit, doucement :

« De quoi est-ce qu’il voulait parler ? »

Jesse eut soudain trop chaud et bégaya :

« Je... Que… Ri… Rien. J’en sais rien. »

Il pensait qu’Andy n’allait pas le laisser s’en sortir si facilement, pourtant, le jeune homme haussa les sourcils et dit seulement :

« Comme tu veux… »

Trop facile ? Peut-être. Mais Jesse préférait que cela soit comme ça. Il ne se sentait pas encore prêt à « suivre le conseil » de Jérémy…

ooOOoo

Cela lui avait pris une heure, mais elle avait enfin obtenu ce qu’elle voulait. Ce directeur d’université n’était décidément pas difficile à convaincre. Il fallait juste savoir s’y prendre en lui donnant ce que beaucoup d’êtres humains désirent : de l’argent. Même cet homme, qui n’était pourtant pas à plaindre, avait ouvert des yeux avides lorsqu’elle avait sorti son chéquier. Ce n’est que lorsque la secrétaire est entrée dans le bureau qu’elle comprit qu’elle pouvait aller encore plus loin. Le chantage lui permettrait d’obtenir tout ce qu’elle voulait, sans avoir à débourser un centime. Et Ryland ne pourrait aller contre. Sa femme n’apprécierait pas d’apprendre qu’il la trompait… Les négociations étaient donc ensuite allées plus vite.

Déambulant dans les couloirs vides de l’université, le portable à l’oreille, Madame Mattesson visitait l’endroit qu’avait choisi son fils pour terminer ses études. Elle s’arrêta et mit fin à son appel. Le taxi qui la ramènerait à la gare serait là dans dix minutes, de quoi lui laisser le temps de terminer sa visite. Elle se remit en marche, trainant dans les couloirs qui lui rappelaient ses propres années universitaires. Elle se revoyait, trainer avec Cathy entre deux cours, réviser sur un banc, boire un café avec d’autres étudiants. Elle se revoyait aussi aux côtés de son défunt mari, en dernière année, et sentit les larmes lui monter aux yeux en repensant à ses années de bonheur désormais trop lointaines. Elle était tellement absorbée par ses souvenirs que le temps n’avait plus d’influence sur elle et qu’elle en avait même oublié le taxi qui devait venir la prendre. Elle se croyait seule. Et elle se trompait.

« Ce n’est pas bon de ressasser trop de souvenirs… »

Cette voix, elle l’aurait reconnue entre mille, même après toutes ces années. Elle se retourna et fit face à Monroe, qui la regardait avec un petit sourire en coin. Elle ne le trouva pas vraiment changé, si ce n’est que, comme elle, les années ne l’avaient pas épargné, et ses cheveux grisonnants étaient là pour le leur rappeler.

« Ce sont de bons souvenirs, dit-elle.

- Pas pour tout le monde. »

Même son regard froid était toujours le même, si insensible, si dur. Ils se regardèrent un instant, et n’y tenant plus, Monroe l’invita à boire un café. Elle hésita, tout d’abord parce que son chauffeur avait dû arriver, mais aussi parce qu’elle ne savait pas si rester avec son ancien camarade était une bonne idée.

« Il s’agit juste d’un café, Hélène, » soupira Monroe.

Elle soupira à son tour et le suivit jusque dans ce qui devait être la salle des professeurs, bien qu’elle soit encore vide à cette heure. Monroe dut surprendre son regard interrogatif, car il lui dit :

« Les autres professeurs sont déjà dans leurs salles.

- Et pas toi…

- Je m’y rendais quand je t’ai croisée. Mais ça n’a aucune importance. Mon cours est prêt depuis longtemps. »

Hélène sourit. Beaucoup de choses n’avaient décidemment pas changé, Monroe ne faisant jamais les choses importantes au dernier moment. Elle alla s’asseoir sur une chaise autour d’une grande table ronde placée au centre de la salle et l’observa pendant qu’il  lui servait un café chaud.

« Professeur, alors ? » lui dit-elle.

Il la regarda et s’assit à côté d’elle.

« Oui. Mais je n’ai pas abandonné le bloc pour autant.

- Je sais. Le cas Perkins : tu as réussi cette opération alors que tous les chirurgiens qu’avait vus cette pauvre femme l’avait dite inopérable. C’était quand même un gros risque. Mais tu t’en es très bien sorti.

- Mais je n’aurais pas fait aussi bien que Laurent. »

Hélène haussa les épaules et fit tourner la tasse entre ses mains.

« Laurent était très doué. Peut-être plus que quiconque.

- C’est pour ça que tu es partie avec lui… »

Hélène releva la tête et le fusilla du regard :

« Tu veux vraiment revenir sur cette histoire ? »

Monroe se leva et lui tourna le dos. Il mit les mains dans ses poches et commença à faire les cent pas dans la salle.

« Pour toi, c’est peut-être de l’histoire ancienne. Mais moi… Avoir ton fils pour élève, puis te voir ici… Ça fait mal. »

Hélène se mit à rire :

« Ça te fait mal ? Parce que Cathy n’a pas eu mal, elle ? »

Hélène se leva et fit face à Monroe :

« Tu savais que j’aimais Laurent. Mais tu as quand même essayé de nous séparer, alors que tu étais toi-même avec Cathy. Tu t’es servi d’elle autant que tu as pu, mais lorsqu’elle a eu besoin de toi, tu n’étais plus là ! Tout ce que tu as pu lui répondre, c’est que tu ne l’aimais pas ! Et c’est moi qui aie dû l’accompagner à la clinique, moi qui aie dû la soutenir !

- J’ai été honnête avec elle. Je ne pouvais pas avoir d’enfant avec une femme que je n’aimais pas. »

Hélène en fut atterrée. Il se rapprocha d’elle.

« Je savais que c’était mal. Je savais que j’étais un monstre. Mais qu’aurais-tu voulu que je fasse ? Que je fonde une famille avec elle ? Je ne crois pas que ça aurait été une solution. Et je crois avoir été assez puni pour ce que je lui ai fait. J’ai dû te voir partir avec Laurent, vous voir fonder une famille. Et lui, qui m’était toujours supérieur en tout ! Et votre fils… Non mais franchement, il croyait sérieusement que je n’allais pas le reconnaître ? Il lui ressemble tellement ! Il est si doué… Et dire que ça aurait pu être le mien…

- Andy n’aurait jamais pu être ton fils. »

Hélène avait été catégorique, sèche. Monroe la regarda et secoua la tête.

« Je savais qu’on finirait par se disputer. C’est allé plus vite que je ne pensais.

- C’était inévitable.

- Alors pourquoi tu as accepté de venir ici ? »

Hélène lui sourit, et dit, avec froideur :

« Pour m’assurer que tu ne t’en prendrais pas à mon fils. »

Monroe la fixa lui aussi en souriant et dit :

« Andy est quelqu’un de très doué comme je te l’ai dit. Et il n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

- Comme son père. Tu es bien placé pour le savoir, vous avez toujours été en compétition tous les deux.

- Oui, grommela Monroe. Mais ce n’est pas une raison pour moi de m’en prendre à ton fils. »

Il eut un sourire énigmatique. Puis il se mit à rire.

« En fait, je n’en aurais pas besoin je pense. Comme quoi, l’histoire se répète.

- Pourquoi est-ce que tu dis ça ?

- Andy a rencontré, dès son arrivée, le meilleur élève de sa promotion. Et je dois dire qu’entre eux, il risque d’y avoir une sacrée bataille. Et ce n’est pas sûr que la victoire appartienne aux Mattesson cette fois… Ce Jesse est vraiment très fort.

- C’est que tu ne connais pas Andy.

- Et tu ne connais pas Jesse. »

Hélène secoua la tête de gauche à droite. Cette conversation ne les mènerait nulle part, elle l’avait su dès le départ. Elle regarda sa montre.

« Je dois y aller. Mais sache que je saurais tout de suite si tu t’attaques à mon fils.

- Je te l’ai déjà dit : je ne lui ferai rien. Il a assez d’ennemis comme ça. Si tu ne me crois pas, tu n’as qu’à aller jeter un œil là où il habite. »

Il lui indiqua ensuite où elle pourrait trouver Andy, ce qui la fit rire. Elle lui tourna le dos, et dit, avant de partir :

« Je ne peux pas dire que j’ai été contente de te voir… »

Et elle disparut dans les couloirs. Son sens de l’orientation aidant, elle retrouva sans mal la sortie, ainsi que le taxi qui l’attendait depuis un moment et qui était prêt à partir. Elle fit ses excuses au chauffeur, le remercia d’avoir patienté, et monta à l’arrière. Lorsque le chauffeur fut installé, il lui demanda :

« Où est-ce que vous vous aller ? »

Elle regarda l’heure. Elle avait un peu de temps devant elle.

ooOOoo

Jérémy était parti depuis une heure, mais ils n’avaient pas encore eu le courage de sortir du lit chaud et douillet. Jesse, était le plus réticent à en sortir et s’accrochait au matelas pour résister à Andy qui lui, était déjà habillé et prêt à descendre prendre le petit déjeuner. Il alla même lui chercher des vêtements propres dans son armoire, mais rien n’y fit. Andy s’assit à côté de lui, fatigué :

« Tu ne vas pas rester cloîtré ici toute ta vie ?

- Mais, tout le monde sait…

- Et alors ? Ce n’est pas ce qu’on voulait ?

- Si, mais pas de cette façon… »

Andy poussa un profond soupir. Il posa sa main sur le dos de Jesse :

« Ce qui est fait, est fait. Rester ici ne va rien changer. Quoique… si tu restes dans mon lit à m’attendre dans cette tenue tous les jours, ça ne me déplaît pas ! »

Jesse lui lança un regard noir, puis décida de se lever sous la mine réjouie de son amant qui se délectait de cette vue. Il s’habilla rapidement, gêné d’être ainsi épié, mais il allait bien devoir s’y habituer. Une fois Jesse prêt, Andy se leva et le prit dans ses bras pour l’embrasser. Il passa une main dans ses cheveux et le regarda droit dans les yeux :

« Cette coupe te va très bien. J’avais oublié de te le dire. »

Il lui prit la main et commença à ouvrir la porte, mais Jesse le tira en arrière :

« Embrasse-moi encore. »

Andy le fixa un instant et répondit, brutalement :

« Non. »

Jesse eut un mouvement de recul, étonné. Andy le tira à lui et dit, d’une voix sensuelle :

« Pas maintenant. Quand tu réclames, ça m’excite… »

Il lui sourit et franchit la porte en le tirant derrière lui. Jesse, complètement abasourdi mais aussi amusé, se laissa entraîner dans les escaliers. Des choses plus importantes les attendaient. Arrivés au rez-de-chaussée, ils entendirent du bruit dans la cuisine. Jesse serra plus fortement la main d’Andy, puis ils entrèrent à l’intérieur, son cœur battant plus vite que la normale.

Assise face à eux, Lio finissait ses biscottes beurrées ainsi que son thé. Les yeux cernés, ses cheveux ramenés en une longue queue de cheval et fin prête pour sortir, elle paraissait fatiguée… et énervée. Elle les fixa, et ils ne bougèrent pas. Jesse eut la désagréable sensation d’être une proie potentielle face à un dangereux fauve prêt à bondir sur lui. Le silence devint pesant, mais il ne savait pas quoi dire pour le briser. Il aurait voulu disparaître pour qu’elle arrête de le regarder ainsi, comme un traître. Il savait qu’elle devait le maudire. Mais il n’arrivait pas à s’en vouloir. Du moins, pas complètement…

Il sursauta lorsque son amie se leva pour aller mettre sa tasse dans l’évier. Elle se retourna et tout en le fixant, elle passa devant lui pour sortir. Elle ne dit rien, mais sa mâchoire était serrée et la colère se lisait dans son regard. Juste avant de les dépasser, elle croisa le regard d’Andy, mais lui non plus ne dit rien, si ce n’est qu’il la fixa avec dédain et d’un air supérieur. Ils la laissèrent sortir, puis entrèrent et prirent place autour de la table, Andy se chargeant de leur préparer le café. Alors qu’il tendait sa tasse à Jesse, Mathis entra dans la pièce, les yeux à moitié fermés.

« Salut vous deux… »

Il bâilla et se gratta la tête avant de se diriger vers la cafetière. Puis, il vint s’asseoir avec eux et leur sourit. Plus qu’étonné par cette attitude… normale, Jesse lui se pencha vers lui pour lui parler, mais Andy fut plus rapide :

« Depuis quand est-ce que tu sais ? »

Mathis se tourna vers lui :

« Depuis… J’ai commencé à avoir des doutes… un peu après ton arrivée. Après la fête. »

Jesse devint rouge. Son ami le savait donc depuis le début, mais il s’était tu. Mathis lui sourit. Il se fichait bien de la personne avec qui Jesse partageait son lit, tant que ça n’avait aucune incidence fâcheuse…

« Comme hier soir, précisa-t-il. Personne n’a pu dormir. Ils vont être très remontés contre vous.

- Pas toi ? demanda Jesse.

- Pour cette fois, non. Mais contrairement aux autres, je n’ai pas été surpris d’apprendre que tu étais homosexuel. Ce n’est pas que ça les dérange : regarde Erick ! Non… C’est plutôt… Comment dire…

- C’est plutôt le fait que tu sois avec moi, termina Andy. Mais cela, il fallait s’y attendre.

- Ça va prendre du temps aux autres pour l’accepter. Encore plus pour Lio.

- Si elle l’accepte un jour… » soupira Jesse.

Mathis ne répondit pas. Ils finirent de boire en silence, grignotèrent quelques biscottes, puis Mathis sortit sans un mot. Jesse soupira, puis prit une mine abattue. Andy passa une main dans son dos, puis sur sa nuque, et l’attira à lui pour l’embrasser. Jesse y répondit, tendrement. Il lui sourit timidement. Andy se leva donc et prit leurs tasses pour les laver. Cela fait, ils montèrent chercher leurs sacs ; ne croisant personne en chemin.

« Ça va être une très, très longue journée, dit Jesse.

- Tu préfères rester ici ? » demanda malicieusement Andy en lui faisant un clin d’œil.

Jesse rit mais enfila sa veste, ce qui fut une réponse suffisante. S’ils n’affrontaient pas le regard des autres aujourd’hui, alors ils risquaient de ne jamais le faire. Ils mirent tout de même plus de temps que de nécessaire pour se préparer et redescendre. Devant la porte d’entrée, Andy s’empara de la main de Jesse, lui sourit, et ouvrit la porte. Dehors, le vent soufflait assez pour que les feuilles des arbres se balancent, mais pas assez pour qu’il fasse froid. Alors que Jesse fermait la porte derrière eux, Andy éternua plusieurs fois, et moqueur, son amant lui dit :

« Ben alors… Tu nous fais une allergie ?

- Non. Ça m’arrive parfois, comme ça. »

Il lui reprit la main et ils avancèrent en direction de l’université. Ils ne firent pas plus de cinq pas qu’un taxi se gara non loin d’eux, et qu’une femme, vêtue d’un long manteau gris, en sortit. Elle ne souriait pas, mais une certaine tendresse se lisait dans ses yeux. Tendresse qui disparut lorsqu’elle vit Jesse tenant la main d’Andy. La voyant approcher, Jesse demanda :

« Tu la connais ? »

Andy déglutit.

« Plus que bien. C’est ma mère. »
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Voilà comme promis j'ai pu poster le chapitre 14 aujourd'hui ! 14 déjà ! Et dire que je ne voulais pas continuer cette histoire :P
Le prochain chapitre sera là dans deux semaines, j'espère que vous serez au rendez-vous^^
Bisous et merci !

Par Naishou - Publié dans : Tel est pris qui croyait prendre
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