Le préfabriqué qui allait lui servir de bureau avait été monté plus rapidement que jamais. Alann en était content, car cela lui prouvait que ses hommes avaient compris que rêvasser n’était plus à l’ordre du jour. Rassemblés autour des plans étalés sur son bureau, Alann et ses chefs d’équipes mettaient au point le déroulement de la journée. D’une vois ferme, l’architecte donnait ses ordres, et tous l’écoutaient attentivement. Ils avaient tous à y gagner dans cette affaire, mais il était primordial - vital - que les conditions des Anderson soient respectées. Alors que les ouvriers retournaient au chantier, un homme d’une vingtaine d’années, coiffé d’un casque de sécurité et habillé de vêtements déjà pleins de poussière, pénétra dans le préfabriqué.
« Monsieur, y’ a deux hommes qui viennent d’arriver. Ils demandent à vous voir. »
Alann, les deux mains posées sur le bureau, se mit à sourire. Comme prévu, Diran Anderson avait fait le déplacement. Mais cela n’avait rien d’étonnant, si, comme il l’avait dit à Alann, son héritage était en jeu… Néanmoins, Alann mourait d’envie de voir si cet homme « du monde » allait s’en sortir sur un chantier, au milieu des gravats, des pelleteuses, du bruit infernal… Il le voyait déjà s’avancer dans son costume de marque, abîmant ses chaussures en cuir, manquant de chuter à chaque pas… Oui, cela avait quelque chose de très plaisant. Surtout si cela amenait Diran à ne plus remettre les pieds sur ce qui était, pour un temps, le terrain d’Alann. Ce dernier remercia l’ouvrier-messager et sortit de son préfabriqué.
Il alla chercher trois casques de sécurité dont un qu’il mit sur sa tête, et se dirigea vers les abords du chantier. Son jean, un peu trop long et déchiré au genou gauche, entraînait des gravats sur son passage. Oui, comme l’aurait dit Syrielle, il avait une allure misérable. Mais comme toujours, il s’en moquait éperdument. Il s’éloigna du gros des travaux, passa les barrières de sécurité, et chercha la voiture de Diran du regard. Une grosse BMW noire était garée à l’écart. Alann haussa les sourcils en apercevant Diran et Denis. Le jeune Anderson était assis sur le capot de la voiture alors que Denis se tenait debout devant lui. Les lunettes de soleil sur le nez, Diran profitait du soleil qui avait fait une apparition miraculeuse en ce début de matinée. Alann serra les dents. Contre toute attente, Diran portait un pantalon déchiré, usé, et un pull qui n’avait pas connu meilleur traitement. De même, il avait troqué ses chaussures en cuir contre de vieilles Adidas délavées, le genre de chaussures qu’Alann n’aurait jamais imaginées aux pieds de ce dandy. Ravalant sa déception et une once de colère, Alann s’approcha des deux hommes. Une chose au moins n’avait pas changé : Denis, dans son costume noir, était toujours aussi imposant.
« Bonjour messieurs, salua l’architecte. Je m’excuse de vous avoir fait attendre. »
Diran, en un saut gracieux dont Alann était incapable, atterrit sur le sol pour venir serrer la main d’Alann qui y mit plus de force que de nécessaire.
« C’est nous qui sommes un peu en avance, dit Diran sans ciller. Mais j’ai un rendez-vous important dans deux heures que je ne pouvais ni manquer ni déplacer. »
Alann - qui s’en moquait éperdument – rassura Diran, par pure politesse, et entreprit de lui faire un rapide briefing de ce qui avait été fait avant son arrivée et de ce qui allait être fait par la suite. Sans jamais l’interrompre, Diran écouta tout ce qui lui était dit. Mains dans les poches, il ne quittait pas son interlocuteur du regard, ce qui avait le don de rendre Alann mal à l’aise, lui qui avait pourtant l’habitude de s’adresser à un auditoire, à des gens beaucoup plus exigeants, à ses supérieurs,… Malheureusement, face à ce regard vert, il en était presque à bafouiller. Mais en véritable professionnel, il soutint son regard et finit de parler devant le sourire en coin de Diran.
« J’ai encore du temps devant moi… dit Diran. Ne pourrait-on pas faire un tour sur le chantier ? »
Alann ne sut pas quoi répondre. Oui ? Non ? Ce dernier était le plus tentant. Anderson avait-il demandé à son fils de jouer à l’espion ? Où Diran voulait-il seulement gêner Alann par pur plaisir ? Ce dernier, sachant qu’il ne pouvait pas vraiment le lui refuser, l’invita à passer les barrières de sécurité. Après un signe envers Denis lui indiquant de rester près de la voiture, Diran emboîta le pas à Alann qui n’aimait décidemment pas le sentir derrière lui. Il l’emmena en silence près du gros des travaux, là où le mur avait été abattu. Avec un sifflement d’admiration, Diran regardait les ouvriers s’activer devant eux, dans ce qui semblait être un ordre chaotique, mais qui ne l’était pas pour quelqu’un du métier. Ils ne purent pas rester longtemps en place : le bruit des machines était assourdissant. Ne sachant pas quoi faire de son client, Alann l’invita à boire un café dans le préfabriqué. Si le bruit et les travaux ne l’avaient pas encore fait fuir, peut-être que le goût du café y réussirait…
Entrés dans le préfabriqué, Alann servit deux tasses de café fumantes, et les deux hommes s’installèrent devant la table où reposaient encore les plans des travaux dessinés par Alann. Diran les tira à lui, et bien que l’architecte fût certain que le jeune homme n’y comprenait rien, il les regarda avec une attention particulière. Il porta la tasse à ses lèvres, et si le goût lui déplut, il n’en montra rien et but tout son café sans rien dire.
« Vous pensez vraiment arriver à finir les travaux dans les temps ? »
Sa question surprit Alann :
« Nous nous y employons. Vous en doutez ?
- Je ne suis pas expert en la matière, mais je reste sensé. Construire un bâtiment ne se fait pas en claquant des doigts. C’est un véritable défi dans lequel vous vous êtes engagé, Monsieur Menson.
- J’ai signé ce contrat, et je le mènerai à son terme. Dans les temps. J’ai d’excellents ouvriers qui travaillent pour moi. Et j’adore les défis. »
Alann sourit de toutes ses dents. Mais son sourire se crispa lorsque Diran lui répondit :
« Vous ne savez pas à quel point j’en suis ravi. »
Alann fronça les sourcils face à cette parole énigmatique alors que Diran se levait pour prendre congé. L’architecte se leva à son tour pour le raccompagner à sa voiture. Il espérait que le fils de son client ne reviendrait pas avant un bout de temps, mais tous ses espoirs s’envolèrent lorsque, avant d’entrer dans le véhicule, Diran lui dit, après un clin d’œil :
« Je vous dis donc à demain, Monsieur Menson. »
Il détestait définitivement cet homme.
ooOOoo
Diran revint donc le lendemain. Et le jour d’après. Il ne restait pas plus de quelques heures, mais ces heures-là étaient les pires de la journée pour Alann. Lui qui aimait être seul, qui détestait avoir quelqu’un sur son dos quand il travaillait, se trouvait obligé de supporter la présence du jeune Anderson. Mais peut-être exagérait-il un peu. Après tout, Diran ne faisait que le suivre et les quelques questions qu’il lui posait étaient toujours en rapport avec le travail. Et Alann devait s’avouer que, de temps en temps, il prenait plaisir à assouvir la curiosité de Diran. Puis il se rembrunissait aussitôt lorsqu’il le voyait sourire face aux réponses qu’il donnait. Il avait l’impression d’être entré dans un jeu qui n’était pas du tout à son goût…
Alors qu’il discutait avec l’un des maîtres de chantier, Alann vit la voiture de Diran arriver. Il échangea quelques mots avec son collègue, puis il franchit les barrières de sécurité pour se poster près de la place désormais attribuée à la BMW noire. Sans attendre que la voiture ne soit complètement arrêtée, Diran sortit du véhicule et claqua la porte derrière lui, l’air pressé. Il s’approcha de l’architecte pour lui serrer la main, un léger sourire fendant son visage. Alann allait l’entraîner sur le chantier quand une Mini Cooper S grise et noire roula dans leur direction, suivie de près par un Master blanc. Alann reconnut le premier véhicule sans difficulté : si Syrielle aimait les voitures puissantes, elle nourrissait aussi une passion dévorante pour les Mini Cooper… En revanche, il regarda le Master en fronçant les sourcils. Qu’avait-elle bien pu inventer ?
Diran se plaça à sa droite alors que Syrielle sortait ses longues jambes dorées du véhicule. Elle en claqua la porte avec un immense sourire et retira ses lunettes de soleil pour s’approcher d’Alann. Elle jeta un rapide regard à Diran, puis, avec toute la sensualité dont elle était capable, elle lui serra la main pour le saluer. Elle se tourna ensuite vers Alann et posa ses mains autour sur son col avant de déposer deux baisers sur ses joues, tendrement. Un bref coup d’œil à Diran permit à Alann de voir que celui-ci souriait. Un petit sourire en coin, démenti par ses froids yeux verts.
« Vous avez fini votre inspection, Monsieur Anderson ? » demanda Syrielle à Diran. Son sourire ne quittait pas ses lèvres, mais Alann, qui connaissait bien sa partenaire, savait que ce n’était qu’une façade. Ses yeux témoignaient d’un grand mépris… voire de la méfiance.
« En réalité, je viens juste d’arriver, Mademoiselle… Mellning. »
Diran avait prononcé ces mots en articulant chaque syllabe, s’attardant surtout sur le nom de famille de Syrielle, comme s’il avait hésité. La jeune femme allait ajouter quelque chose lorsque son collègue lui dit :
« Je te laisse aller au préfabriqué. Je n’en ai pas pour longtemps. »
Ils échangèrent un regard. Les yeux noisettes d’Alann scrutèrent ceux, bleus, de son amie, mais n’y voyant rien d’alarmant, il déposa un baiser sur sa joue et prit la direction du chantier, suivi de près par Diran. Il se retourna néanmoins une dernière fois vers Syrielle et le Master qui s’était garé juste derrière elle. Il tendit un doigt vers les deux hommes qui descendaient du véhicule et demanda :
« Au fait… C’est quoi, ça ? »
Syrielle lui sourit :
« Tu verras quand tu me rejoindras ! »
Craignant le pire, mais pressé de voir Diran partir, Alann fronça les sourcils puis reprit son chemin. Marchant côte à côte, l’architecte pouvait voir à son aise le mécontentement affiché par Diran qui avançait en regardant droit devant lui, les mains dans les poches de son pantalon. Même s’il ne comprenait pas vraiment la raison de cette colère, Alann était plutôt content. Tellement content et tellement absorbé dans sa contemplation, il ne regardait pas où il marchait et trébucha sur un caillou. Il fut rattrapé de justesse par Diran qui se saisit de son bras gauche pour le tirer à lui et ainsi le maintenir debout. Alann leva les yeux pour regarder Diran, et manqua de buter contre ses lèvres. Il s’écarta violemment, retrouvant son équilibre. Face au sourire retrouvé de Diran, lui se sentait rougir.
« Vous allez bien ? » demanda le jeune Anderson.
Alann, prenant enfin conscience de ses bras tendus devant lui comme pour empêcher Diran d’approcher, les baissa et dit :
« Oui… Je… vais bien. Merci. »
- Mais de rien. Vous auriez fait la même chose pour moi. Et c’était un tel bonheur de vous tenir dans mes bras ! »
Alann en resta stoïque. Son visage se ferma, il serra les dents. Cet homme se moquait si ouvertement de lui ! Il se rapprocha, près à le mettre à terre, puis remarquant deux ouvriers qui s’étaient arrêtés pour les regarder, il secoua la tête et dit, avec le plus de venin possible :
« La visite est finie. »
Puis il tourna le dos à Diran et se dirigea tout droit vers le préfabriqué. En ouvrit et referma la porte avec violence, puis il ne fit plus un mouvement en apercevant Syrielle, assise sur un canapé entre train de boire un café. Elle le regarda et haussa un sourcil.
« Quel connard ! laissa échapper Alann.
- Je te le fais pas dire… »
Il vint s’asseoir à ses côtés. Elle souffla sur sa tasse et but une gorgée avant de faire une grimace d’écœurement :
« Comment vous faites pour boire cette horreur ?
- Personne n’en boit…
- Je comprends mieux. »
Elle posa la tasse sur la table devant eux et posa ensuite une main sur la cuisse de son collègue :
« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »
Alann haussa les épaules, ne voulant pas vraiment en parler avec Syrielle.
« Et toi, comment tu te sens ? »
Comprenant qu’Alann faisait référence à l’attitude de Diran envers elle, elle répondit :
« Très bien. Ne t’inquiète pas. »
Alann acquiesça, bien qu’insatisfait. Il aurait dû se douter que Syrielle ne voudrait pas en parler. Comme toujours.
« Ça n’a pas d’importance. Dis-moi plutôt : pourquoi es-tu si énervé ? »
Alann soupira et fit un geste évasif de la main :
« C’est à cause de lui. Il prend un malin plaisir à me mettre hors de moi ou dans des situations embarrassantes.
- Comme ? »
Alann ne répondit pas. Face à son mutisme, Syrielle soupira :
« J’ai bien vu comment il te regarde. Tu l’intéresses beaucoup.
- Oh arrête ! Ce type ne s’intéresse à personne à part lui…
- Et tu n’y es pas indifférent, » le coupa la jeune femme en plissant les yeux. »
Alann leva les siens au plafond et lâcha :
« S’in te plaît, arrête de dire n’importe qu… »
Syrielle posa son index sur ses lèvres pour le faire taire et plongea ses yeux bleus dans les siens. Elle le chevaucha, et dit avant de l’embrasser :
« J’en serais presque jalouse, tu sais… »
Alann posa ses mains sur ses hanches et dit en coulant un regard vers le canapé marron :
« Je comprends un peu mieux l’utilité d’un canapé ici.
- Le faire debout n’est pas ce que je préfère. Et au moins, je sais que tu ne dors pas par terre ou sur une chaise. Ne t’inquiète pas, je ne l’ai pas acheté neuf. Et ce n’est pas du cuir ! »
Elle l’embrassa à nouveau, puis lui retira son pull pour dévoiler un tee-shirt déchiré au col. Avec un soupir de lassitude, elle reprit ses baisers alors qu’Alann défaisait la ceinture de son jean :
« Il n’y a pas de verrou à l’intérieur. N’importe qui pourrait entrer, n’importe quand. »
Syrielle soupira profondément et posa ses deux mains sur les épaules de son amant :
« Écoute, beaucoup de tes ouvriers aimeraient m’avoir dans leur lit. Si jamais ils me surprenaient avec toi, ce sentiment s’en verrait renforcé ! Alors ne t’inquiète pas, profite… et tais-toi. »
ooOOoo
Les spots multicolores éclairaient la piste et le reste de la salle par intermittence. La musique électro, si forte, donnait l’impression d’être ailleurs, à l’écart de la société. De la bonne société. Telles des marionnettes aux fils invisibles, les clients dansaient, se déhanchaient, désarticulés, beaucoup ayant les yeux fermés, une coupe ou une bouteille jamais pleines à la main. Mais lui, il ne dansait pas. Il posa une main sur la table pour se redresser, et s’enfonça dans le canapé en essuyant son nez du dos de son autre main. Ne prenant pas attention à l’homme qui avait posé une main caressante sur sa cuisse, il ferma les yeux. Plus rien n’exista alors : les voix étouffées, la musique, l’éclairage… Il était dans son monde à lui, son petit cocon de douceur, de chaleur. Il attendait. Ses paupières s’ouvrirent et se refermèrent sur des pupilles dilatées, alors qu’il la sentait venir, accompagnée de ses petits picotements habituels. Sa vague de bonheur. Il passa une langue sur ses lèvres, bientôt rejointe par une autre langue étrangère avec laquelle il se lia avant de sentir deux mains glisser sous ses vêtements. Puis sa vague fut là. Alors plus rien n’eut d’importance.
Un peu plus loin, un peu plus haut, des yeux verts le regardaient. La haine les assombrissait.
ooOOoo
Bien sûr, rien ne l’empêcha de revenir le lendemain. Il paraissait, certes, fatigué, avec ses cernes sous les yeux, mais Diran était là. Il devait vraiment tenir à son héritage. Voilà ce que pensait Alann, tout en marchant à ses côtés. Ils n’avaient pas parlé de ce qui s’était passé la veille. En réalité, ils n’avaient pas parlé, excepté pour aborder le travail. Si cela avait pu paraître dérangeant, Alann en était particulièrement satisfait. Ne plus entendre la voix -sensuelle- de Diran, était pour lui un pur bonheur. Cette fois, il ne lui ferait pas le plaisir de l’amener à sourire… C’est pourquoi, ne voulant pas tenter le Diable, il le laissa alors qu’ils arrivaient à proximité du préfabriqué.
« Je ne vous raccompagne pas. Vous connaissez le chemin, Monsieur Anderson. »
Son ton était dur, cassant. Mais Diran ne cilla pas, campé devant lui, les mains dans les poches, comme à leur habitude. Ne lui laissant pas le temps de répondre, Alann lui tourna le dos et alla se réfugier dans le préfabriqué. Là, une fois la porte fermée, il souffla lentement. Il alla ensuite jusqu’à la table et posa ses mains dessus pour se soutenir. Les paroles de Dirlan, la veille, l’avait décidément plus touché qu’il ne voulait le croire. Pourquoi ? Il n’avait tout de même pas peur de lui ?
Alann sursauta en entendant la porte claquer derrière lui. Il allait se retourner pour dire à l’ouvrier venant le déranger qu’il voulait être seul, mais il resta muet en voyant Diran. Celui-ci ne lui laissa pas le temps de réagir et s’avança d’un pas assuré vers lui. Il posa une main sur sa joue et l’autre derrière sa nuque puis ses lèvres, brulantes, s’emparèrent des siennes. Premièrement, Alann, trop surpris, ne bougea pas, si ce n’est qu’il ferma les yeux. Puis, reprenant contenance, il serra le poing pour l’envoyer à la rencontre de la joue du fils Anderson. Diran atterrit au sol. Tout en regardant Alann, il sourit puis essuya du bout de la langue un filet sang qui perlait à ses lèvres. Il se redressa, regarda l’architecte furibond et lui dit :
« Je n’en attendais pas moins de vous… Mais je dois dire que ça en valait le coup. C’était délicieux. »
Il tourna le dos à Alann et lui fit un signe de la main en guise d’au revoir. Alann porta
deux doigts à sa bouche. Il n’était pas sûr d’avoir tout compris… Mais si Diran voulait jouer, il ne le laisserait pas gagner.
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Le prochain chapitre de "Tel est pris..." arrive d'ici une semaine, le temps de repasser à la correction...
Merci comme toujours à ceux qui passent par ici^^
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